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Manifestation internationale d'art de Québec

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PRIX VIDERE


Manifestation internationale d’art de Québec orchestre annuellement l’attribution des Prix Videre Événement et Reconnaissance dans le cadre des Prix d’excellence des arts et de la cutlure. Les prix sont décernés par un jury de paires à des artistes en arts visuels de Québec s’étant illustrés dans leur domaine tout au long de leur carrière ou pour un événement en particulier.


PRIX ÉVÉNEMENT

Le Prix Videre Événement est remis à un ou une artiste dont la récente production s'est démarquée de l'ensemble de la programmation artistique de l'année, dans la région de Québec.

PRIX RECONNAISSANCE

Le Prix Videre Reconnaissance est attribué à un ou une artiste s'étant distingué(e) pour l'excellence, l'originalité et la qualité remarquable de ses œuvres. Ce prix couronne la carrière d'une ou d'un artiste d'ici.


Site officiel des Prix d'excellence des arts et de la culture

DU NOUVEAU !!!


Les Prix Videre célèbrerons leur 15e anniversaire en novembre 2007 et Manifestation internationale d’art de Québec a décidé d’innover en cet honneur :


un troisième prix, le PRIX RELÈVE sera ajouté de façon permanente aux côtés des Prix Événement et Reconnaissance afin de souligner le travail d’un ou d’une artiste émergeant(e) de la région de la capitale nationale s’étant démarquée de l’ensemble de la programmation artistique de l’année précédente;

Nouveautés pour la 15e édition des Prix Videre PDF


les mises en candidature pour le Prix Reconnaissance seront désormais réalisées grâce à un appel de dossiers. Vous avez jusqu’au 6 août 2007 pour nous faire parvenir votre dossier de candidature.

Appel de dossiers – Prix Videre Reconnaissance PDF


Téléchargez les documents en pdf pour de plus amples informations.


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    15e ÉDITION ( 2006-2007 )


    PRIX RELÈVE

    CHRISTIAN MESSIER

    Pour sa performance lors du Putain de bal masqué pervers organisé par Folie/Culture dans le cadre de l’événement DSM-V+, en octobre 2006. La performance qu’il y a présentée était une forte expérience sensible oscillant entre le geste extrême et la fragilité du corps.

    Christian Messier articule son langage artistique autour de la peinture et de la performance. Depuis 2000, il a participé à plusieurs événements québécois de performance dont la Rencontre internationale d’art performance de Québec en 2000 et en 2002, le lancement du projet l’Atopie textuelle, Arts d’attitudes et la Manif d’art 3 en 2005. Ses performances ont aussi été vues dans plusieurs pays dont la Croatie, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Pologne, l’Irlande et l’Argentine. Il a été l’un des instigateurs de l’événement PAN ! Peinture présenté à l’été 2006 par LE LIEU.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Thierry Arcand-Bossé

    Pour son exposition à la Galerie Lacerte en février 2007. Cette exposition était composée d’œuvres récentes toujours empreintes de la fougue caractérisant le geste de l’artiste. Une réflexion sur une urgence oppressante et un certain mensonge politique, amenée par une iconographie de symboles tantôt populaires, tantôt techniques.

    Mathieu Valade

    Pour son intervention Les belles balles présentée en collaboration avec l’Œil de Poisson dans un champ du rang Rapide sud à St-Casimir. Des formes revisitées et disséminées çà et là dans le champ participaient à faire basculer une partie de la campagne de Saint-Casimir. Ce projet fait partie d’une série de quatre interventions — Géométrie rurale — où l’artiste, en insérant des formes géométriques simples dans le paysage, joue à détourner nos perceptions convenues de celui-ci.


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    PRIX ÉVÉNEMENT

    HÉLÈNE MATTE

    Pour son spectacle multidisciplinaire VOYAGE-VOYAGE réalisé dans le cadre d’une résidence chez Les productions Recto-Verso et présenté les 12 et 13 mai 2007 au Studio d’essai de la coopérative Méduse. Le spectacle relève d’une présentation complexe au caractère intimiste alliant le dessin, la poésie, l’art de raconter et où l’artiste pose un regard critique sur nos mœurs dans une poésie touchante.

    Hélène Matte vit et travaille à Québec où elle s’illustre comme gestionnaire culturelle, peintre, estampière, poète et performeure. Dans sa pratique artistique, elle s'intéresse particulièrement à l’oralité et au dessin en tant qu'actes de présence. Elle compte à son actif plusieurs expositions dont Mes Vieux (série d'estampes numériques) présentée à la Galerie Rouje et à l’Institut Canadien à Québec en 2006, ainsi qu’au Gesù (centre de créativité) à Montréal en 2008.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Cooke-Sasseville

    Pour leur participation à l’événement Les Convertibles, projet spécial du 10e anniversaire des Journées de la culture. Le duo y a associé le thème délicat de la mort avec le jeu de quilles, en proposant des métaphores où se mélangent le vocabulaire technique et l’aspect anthropomorphique de la quille.

    Paryse Martin

    Pour son installation Manœuvres exquises présentée à la Galerie des arts visuels en février 2007. Cette installation était présentée comme une communauté d’objets où le figuratif côtoyait l’abstrait, emmêlé dans un infini embrouillement du réel et du mythologique. Il en découlait une mise en scène du fantastique, évoquant une tragédie obscure amplifiée d’un symbolisme sensualiste.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    DIANE LANDRY

    Le jury décerne le Prix Reconnaissance à l’artiste Diane Landry pour son généreux apport à plusieurs disciplines artistiques dont l’installation, la performance et l’art audio. Depuis 1987, elle offre au public des œuvres allant d’habiles constructions à des mécanismes cinétiques, qui, fortes de sens, renouvellent les liens entre les diverses disciplines des arts visuels. Elle utilise des rapports d’échelles qui font basculer les proportions habituelles pour permettre d’entrer dans son univers avec curiosité. Par une sensibilité qui lui est propre, elle arrive à parler d’humanité avec grandeur et beauté.

    Tout au long de sa carrière, Diane Landry a pris part à de nombreuses résidences d’artistes et collaboré à plusieurs compilations d’œuvres audio. Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Australie, en France, en Autriche et en Allemagne. À ce titre, elle s’est d’ailleurs mérité le Prix du rayonnement international du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches en 2003. En 2007, elle devenait la première lauréate du prix Giverny Capital remis par l’entreprise privée à un artiste en reconnaissance de son travail.

    Bourse

    500 $ remis par Manifestation internationale d’art de Québec


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    14e ÉDITION ( 2005-2006 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    BLAISE CARRIER-CHOUINARD

    Pour son installation présentée dans la petite galerie de l'Œil de Poisson du 13 janvier au 12 février 2006. Cette œuvre prenait l'aspect d'un faux-décor où le leurre côtoyait la mystification dans une mise en scène truffée d'éléments trouvés et transformés. Blaise lie le désir de faire de l'art à celui de créer de l'illusion pour mieux questionner le puissant désir de croire, présent chez chacun. L'exposition faisait suite à l'obtention, en 2005, du Prix Tomber dans l'œil décerné, par le centre d'artistes l'Œil de Poisson, à un finissant de l'École des arts visuels de l’Université Laval.

    Blaise Carrier-Chouinard détient un baccalauréat en arts visuels de l'Université Laval. Il a participé à une exposition collective à la Galerie des arts visuels en 2005 et fait parti, cet automne, d'une résidence itinérante en France mise sur pied conjointement par des centres d'artistes du Québec et de la France.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Chantal Séguin pour son exposition L’avenir est plus loin qu’on pense présentée chez Engramme du 15 octobre au 13 novembre 2005. Cette installation, inspirée de ses récents projets d'intégration à l'architecture proposait aux visiteurs une déambulation à travers des maquettes qui inspiraient différentes manières d'occuper l'espace public architectural.

    Cooke-Sasseville pour l’exposition Le plus beau jour de ma vie présentée dans la galerie de l’Œil de Poisson du 18 novembre au 18 décembre 2005. Dans une vision fantasmagorique et hallucinée, l'installation réfléchissait sur le moment d'apogée que propose l’expression le plus beau jour de ma vie et sur le rapport au temps qui en découle.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    LAURÉAT MAROIS

    Pour l'exposition Séquences présentée à la Galerie des arts visuels du 10 novembre au 4 décembre 2005. L'artiste de renom y présentait trois séries de toiles inspirées de la nature, de sa propre existence et de ses expériences personnelles. Son œuvre s'articule autour de la volonté d'accéder à la vérité et à la beauté du monde tout en souhaitant être porteur d'espoir. Trouvant dans la nature sa principale source d'inspiration, il nous a livré des œuvres où des éléments empruntés à la nature s'y fondent en un paysage intérieur.

    Lauréat Marois vit et travaille à Québec. Depuis près de 35 ans, il a présenté ses œuvres lors d'expositions solos au Canada et en Belgique et lors d'expositions collectives au Canada, au États-Unis, en Angleterre, en France et en Chine.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Paul Lacroix pour son exposition présentée à la Galerie des arts visuels du 6 au 30 avril 2006. L’artiste proposait des photographies et des dessins, lesquels témoignaient de sa fougue à vouloir esquiver les idées reçues par rapport à l'utilisation des médiums.


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    13e ÉDITION ( 2004-2005 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    IVAN BINET

    Artiste établi, Ivan Binet est actif en photographie depuis 1992. Il a exposé ses œuvres au Québec et à l’étranger, notamment en France, en Colombie et, dans le cadre de l’événement Latinos del Norte, au Mexique. Ivan Binet a réalisé plusieurs œuvres d’intégration des arts à l’architecture en différents édifices publics de la région de Québec.

    Ivan Binet remporte ce prix pour son exposition Dessous zéro, présentée du 18 février au 20 mars 2005 à la galerie Esthésio art contemporain.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec et Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Jean-François Côté pour son exposition Personnes présentée du 25 au 17 avril 2005 à la galerie Le 36. Jean-François Côté pratique la photographie et la vidéo. Il a été mis en nomination pour le Prix Videre 2003-2004 et récipiendaire du Prix d’excellence René-Richard. Il poursuit actuellement un doctorat en arts visuels.

    Paryse Martin pour son exposition Sauvage et cultivée présentée du 22 avril au 15 mai 2005 à la galerie Esthésio art contemporain. Artiste établie, Paryse Martin pratique les arts visuels depuis plus de vingt ans et terminait récemment un doctorat en Étude et pratiques des arts. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs villes du Québec et à l’étranger, notamment en Hollande et en Espagne. Ses œuvres font partie des collections du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Banque nationale et de la Bibliothèque nationale du Canada.


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    PRIX RELÈVE

    DGINO CANTIN

    Dgino Cantin pratique l’installation, la sculpture et la performance. Il complétait récemment une maîtrise en arts visuels et a présenté ses œuvres à la Galerie d’art de Matane, chez Langage Plus ( Alma ) et à la galerie des arts visuels ( Québec ). Il participait à la troisième édition de la biennale en art actuel la Manif d’art.

    Dgino Cantin remporte ce prix pour son exposition La suite des choses, présentée du 2 au 12 septembre 2004 à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval.

    Décerné par

    Manifestation internationale d'art de Québec

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec et Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels de l'Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Josée Landry-Sirois pour son installation présentée en novembre 2004 dans le cadre de l’événement indépendant Massacre à la scie. Josée Landry-Sirois s’intéresse particulièrement à la photographie, la performance et le livre d’artiste et détient un baccalauréat en arts plastiques. Active dans le milieu des arts visuels à Québec, ses œuvres ont été vues chez Paralœil, à la galerie Matéria et la Galerie des arts visuels de l’Université Laval. Elle a participé à l’événement Résidence Story de la Chambre blanche dans le cadre de la biennale Manif d’art 3.

    Nathalie Thibault pour son exposition Peintures présentée du 7 au 24 octobre 2004 à Rouje arts et événements. Nathalie Thibault est peintre et détient une maîtrise en arts visuels. Elle fut récipiendaire, en 2002, du Prix Louis-Garneau en arts visuels.


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    12e ÉDITION ( 2004-2005 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    JEAN-PHILIPPE ROY

    Pour son exposition de sculptures Les oiseaux, l'arbre, la montagne ( bis ). Tel un jeu de miroir, les sculptures et leurs doubles proposaient une expérience esthétique et spatiale unique. Cette exposition a été présentée à la galerie Le 36 en mars 2004. Jean-Philippe Roy détient une maîtrise en arts visuels de l'Université Laval. Il a remporté les prix Tombé dans l'œil ( décerné par L'Œil de Poisson ) et René-Richard et participait à la biennale Manif d'art 2 dans le cadre de l'Exposition de la relève.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec et Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Jean-François Côté pour son exposition L'Ombre survivante, présentée à la galerie du centre Vu en novembre 2003. Cette série d'œuvres photographiques interrogeait le support d'une manière remarquable, conférant aux images une tridimensionnalité surprenante, proche de l'objet sculptural.

    François Simard pour son exposition de peintures Trois suites, présentée à la galerie Le 36 en février 2004. L'artiste y présentait trois grandes toiles aux compositions étonnantes et rythmées, emplies de formes et de couleurs brossées avec assurance.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    MICHEL PARENT

    Artiste accompli et pédagogue exceptionnel, il a enseigné pendant plus de trente ans les arts visuels à l'Université Laval. L'originalité de sa démarche et l'hétérogénéité de son œuvre a influencé plusieurs générations d'artistes et a contribué au dynamisme du milieu des arts visuels à Québec. L'exposition Extraits 1964-2004, présentée à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval a fait apprécier le travail de cet artiste qui a marqué l'enseignement de l'art à Québec.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec et Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Patrick Altman. Proposant des modes de présentations uniques et novateurs, Patrick Altman privilégie l'installation en photographie. Depuis plusieurs années, il s'est abondamment impliqué dans le milieu des arts actuels à Québec et est photographe en chef au Musée national des beaux-arts du Québec. Son œuvre Les tableaux a retenu l'attention du jury lors de sa présentation, en février 2004, à l’Œil de Poisson. Constituée de centaines de petites reproductions de tableaux, cette œuvre embrasse d'un seul regard, toute une partie de l'histoire.


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    11e ÉDITION ( 2003-2004 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    BRANKA KOPECKI

    Pour Une histoire vraie qui n’existe pas, présentée dans l’espace européen de la galerie du centre Vu du 28 mars au 20 avril 2003. Branka Kopecki y exposait un ensemble de grandes photographies noir et blanc déjouant les évidences de la représentation et interrogeant le support. S’y superposaient des scènes de rue et des éléments incongrus révélant la spécificité de l’image photographique.

    D'origine Bosniaque, Branka Kopecki est photographe et poursuit des recherches doctorales à l'Université Laval. Sa production photographique est le lieu d’une réflexion sur le médium autant que celui d’élaboration de récits personnels.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Lucie Fortin pour l’exposition Ce par quoi les choses sont éclairées, présentée à la galerie Le 36, en octobre 2002. Elle y exposait des objets sculpturaux, des photographies et des pièces murales au statut incertain et joyeusement déroutant. Lucie Fortin a participé à plusieurs expositions collectives et reçu le prix de la fondation René-Richard en 1998. La polysémie des formes et l’éclatement du propos confèrent à son travail plastique toute son originalité.

    Carlos Sainte-Marie pour l’exposition Dans mon temps, une série de retables présentée à la Galerie des arts visuels de l'Université Laval, en septembre 2002. Après plusieurs années consacrées à la musique, Carlos Sainte-Marie terminait une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval en 1999. La même année, il recevait le prix René-Richard. Depuis, il poursuit un travail de peinture toujours renouvelé alliant une gestuelle audacieuse et une iconographie pop.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    GABRIEL ROUTHIER

    Pour sa participation à la biennale Manif d'art 2 et pour l'ensemble de sa carrière.

    Il pratique l'estampe et la gravure sur bois depuis 17 ans. Artiste aguerri, il revisite avec singularité les techniques traditionnelles autant qu'il explore les nouvelles technologies. Gabriel Routhier est à la fois un artiste talentueux et respecté de ses pairs pour son métier et son savoir-faire, mais surtout parce que l’inventivité de son imagerie parvient toujours à transcender la seule virtuosité technique. Au printemps 2003, il recevait le Prix Artiste professionnel du concours Estampes 2003 de Loto-Québec.

    Bourse

    500 $ offerte par la Faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels de l'Université Laval

    Était en nomination

    Jocelyn Robert pour sa participation à la biennale Manif d'art 2 avec quatre installations effectuant une rétrospective de ses œuvres réalisées depuis 1995 et pour l'ensemble de sa carrière. Artiste multidisciplinaire, Jocelyn Robert pratique l’art audio, vidéo et informatique depuis plus de dix ans. Empreinte de simplicité et de poésie, sa production participe au renouvellement du discours sur les arts médiatiques. Son travail artistique est reconnu autant ici qu’à l’étranger et a suscité maintes collaborations et productions collectives. En 2002, il recevait le Prix catégorie Image à la Transmedial de Berlin.


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    10e ÉDITION ( 2002-2003 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    MARTIN BUREAU

    Pour son exposition La dérive des surfaces qui a eu lieu à la Galerie Madeleine Lacerte du 30 mars au 22 avril 2002.

    Martin Bureau, artiste multidisciplinaire en arts visuels, vit et travaille à présent à Saint-Jean de l'Île d'Orléans. Depuis 1996, il a exposé ses œuvres dans plusieurs expositions individuelles et collectives, au Québec et à l'étranger.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Giorgia Volpe, pour son installation La chute réalisée pendant l'événement Emergence de l'Îlot Fleurie en août 2002. Sa poétique aborde différentes approches au corps et à sa relation avec l’environnement. Artiste d’origine brésilienne, elle a exposé au Brésil, au Canada, en Europe, au Japon et au Mexique. Elle vit et travaille depuis quelques années au Québec. Elle y expose dans des centres d’artistes et intervient également dans le contexte urbain de la ville.

    Murielle Dupuis-Larose, pour son installation vidéo Le couloir présentée à l’Œil de Poisson en février 2002 et pour Horizons humains dans le cadre de Paysages et autres fictions à la Maison Hamel-Bruneau en août 2002. Après un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval, Murielle Dupuis Larose a poursuivi ses études à l’Institut d’art et d’archéologie de Tunis. Elle a réalisé de nombreuses installations et projections vidéo qui ont été présentées au Canada et à l’étranger.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    JEAN-PIERRE MORIN

    Pour son exposition de sculptures Objets détournés, qui s'est tenue à la Galerie Madeleine Lacerte en mars 2002.

    Sculpteur, Jean-Pierre Morin, vit et travaille à Québec. Depuis 1978, il a présenté ses œuvres dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à l'étranger. Il a aussi réalisé près d'une vingtaine d'œuvres d'intégration à l'architecture, majoritairement dans la région de Québec.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Était aussi en nomination

    Lucie Lefebvre pour son exposition de photographies Horizon aveugle présentée à la Galerie des Arts visuels de l'Université Laval du 28 mars au 21 avril 2002. Artiste photographe, Lucie Lefebvre a exposé au Canada, en Europe, aux États-Unis et au Mexique. Certaines d’entre elles font partie de grandes collections publiques et privées. Très impliquée dans le domaine de la culture et de l’éducation, Lucie Lefebvre est actuellement présidente du conseil d’administration de Manifestation internationale d’art de Québec.


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    9e ÉDITION ( 2001-2002 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    RICHARD MILL

    Pour ses œuvres sculpturales présentées en 2001 à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval. Dans un environnement pensé comme un élément à part entière, ses sculptures étonnent par leur recherche visuelle autant que par leur mise en espace. Dans cette exposition, l’artiste invite le spectateur à l’action. Il a élaboré ainsi une façon singulière de présenter la sculpture.

    Peintre et sculpteur, Richard Mill enseigne également les arts visuels à l'Université Laval. Son travail a été largement diffusé à Québec, notamment au Musée national des beaux-arts du Québec, et également à l'étranger.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Caroline Flibotte et Rosalie Dumont-Gagné pour leur exposition Champ fluide à l’Œil de Poisson. Les œuvres de ce jeune tandem y dénotaient d’une grande clarté d’exécution et surprennent par leur caractère poétique. La qualité de facture des œuvres de même que la pertinence de ce travail en duo laissent percevoir pour ces deux artistes un cheminement prometteur.

    Branka Kopecki pour l’exposition La marque d’incertitude à la galerie du centre Vu. L’artiste, d’origine bosniaque, est une nouvelle venue dans le milieu de l’art actuel au Québec. La force monumentale qui se dégage de ses autoportraits photographiques de grandes dimensions apporte une note théâtrale à la photographie. L’artiste porte le langage photographique à un autre niveau.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    FRANÇOIS CHEVALIER

    Pour l’exposition Prolifectations présentée à la Galerie Madeleine Lacerte de Québec. On y a tout particulièrement remarqué l’imaginaire débordant et l’étonnante capacité de production de ce peintre-graveur.

    François Chevalier est un artiste qui a marqué le paysage de l’art actuel à Québec par l’originalité de ses concepts et l’aspect fulgurant de sa gestuelle. Artiste en estampe, il vit et travaille à Québec. Depuis 1986, il a présenté ses œuvres dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à l'étranger.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Était aussi en nomination

    Diane Landry pour l’installation lumineuse et sonore présentée en 2001 au Musée national des beaux-arts du Québec, Les Sédentaires clandestins. Les caractéristiques scientifiques qui transcendent sa production en constante évolution sont insufflées d’une énergie ludique et ingénieuse. Diane Landry s’illustre depuis déjà quelques années autant au niveau national qu’international.


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    8e ÉDITION ( 2000-2001 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    FRANÇOIS MATHIEU

    Pour son projet d’intégration à l’architecture au Centre multiservices de formation professionnelle de Charny. Particulièrement bien intégrée à l’environnement, sa sculpture témoigne en effet d’une maîtrise remarquable du matériau et rend compte d’une démarche artistique sensible et astucieuse.

    Actif dans le milieu des arts visuels à Québec, François Mathieu participe depuis près de quinze ans à plusieurs expositions collectives et individuelles. Il a de plus réalisé, au Québec, quatre œuvres d'intégration à l'architecture et à l'environnement.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Pierre Ringuette pour son œuvre Albedo, réalisée in situ dans le cadre d’une résidence à la Chambre blanche. Inspiré par les effets de la lumière sur les corps et le thème de l’Annonciation, l’artiste présentait, dans la galerie, une œuvre minimale et monumentale. Sa sculpture, en plus de révéler la nature du lieu, ennoblissait l’espace qui l’accueillait.

    Helga Shlitter pour son exposition à la galerie Trompe-l’œil du Cégep de Sainte-Foy. Constituant un parcours quasi ethnologique, ses sculptures, peintes ou recouvertes de mosaïque, empruntent aux références précolombiennes du Mexique, son pays d’origine. Ses œuvres se sont imposées, entre autres, par leurs motifs nouveaux et leur confection soignée.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    PAUL LACROIX

    Dans son exposition, Lèvres de velours et d’autres qui le sont moins, l’artiste présentait des empreintes photographiques de dessins de bouches. Les formes sensuelles, révélées par ces photogrammes, ainsi que la singularité du procédé choisi par l’artiste ont suscité l’intérêt du jury.

    Peintre et photographe, Paul Lacroix a acquis une renommée internationale tout en s'illustrant dans le milieu de l'art actuel au Québec. Professeur à l'École des arts visuels de l'Université Laval, il a su transmettre sa passion et son talent à plusieurs artistes de notre génération. La nomination de Paul Lacroix fait suite à l’excellente appréciation de ses œuvres récentes, présentées à la galerie du centre Vu, de même que pour le rayonnement de l’ensemble de sa carrière et sa présence active dans le milieu des arts visuels à Québec.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Marius Dubois pour une exposition à la galerie de la bibliothèque Étienne-Parent, à Beauport. Il s’agissait d’une rétrospective de ses œuvres des dix dernières années. Artiste singulier, pratiquant son art hors des grands courants, Marius Dubois s’impose par son style unique.

    Chantale Gilbert pour l’exposition d’œuvres récentes présentée à la Galerie Madeleine Lacerte. Pièces uniques, construites entièrement par l’artiste comme des objets d’orfèvrerie, ses couteaux sont conçus avec des matériaux diversifiés comme l’argent, le bois et les fossiles. Ses objets d’art, qui composaient l’exposition Lames de fond, se démarquent, entre autres, par la fluidité et la légèreté de leur ornementation. La qualité et l’originalité qui caractérisent depuis plusieurs années le travail de Chantale Gilbert ont retenu également l’attention du jury.


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    7e ÉDITION ( 1999-2000 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    LE TRIO BGL

    BGL est un acronyme pour Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière. Ce collectif de la jeune relève est adepte de la récupération. Il fabrique, avec des techniques et des matériaux bruts, des installations qui mettent en relief les dérèglements de notre société. Si ces œuvres sont en apparence optimistes, elles dénotent une lucidité implacable qui offre une critique sociale à la fois incisive et rafraîchissante.

    Le trio présentait simultanément l’été dernier : Se réunir seul à la Maison de la culture Côtes-des-Neiges de Montréal, Rejoindre quelqu’un à l’événement La cueillette, organisé par le Centre Est-Nord-Est à Saint-Jean-Port-Joli, puis La Villa des Regrets lors d’une résidence au 3e Impérial à Granby pour Instants ruraux. On se souviendra notamment de Perdu dans la nature présentée à la Chambre Blanche en décembre 1998. Occupant tout l’espace de la galerie, cette installation, entièrement constituée de pièces de bois, reproduisait avec fidélité et ironie des objets de convoitise dans une société de consommation : voiture de luxe, piscine hors-terre et pelouse impeccable. Le contraste entre l’évocation de la surconsommation des banlieusards et l’utilisation de matériaux recyclés est des plus puissant.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    François Chevalier pour l’exposition Insectarium welcome présentée à la Chambre blanche. Cette exposition rendait parfaitement compte de l’intérêt que porte cet artiste au dessin : plus d’une centaine d’œuvres sur papier ( estampe, fusain, encre, graphite, crayon, etc. ) représentant différentes espèces d’insectes et de papillons, s’offraient en des lignes et taches vives où le mot d’ordre semblait être le jeu. À cette installation, l’artiste a joint un montage vidéo où s’animaient ces petites créatures.

    François Mathieu pour l’exposition Survivre et laisser rire présentée à l’Œil de Poisson. L’artiste a inventé des engins adaptés à ses désirs et ses besoins, des machines sorties d’un univers technologique sans date, sans époque.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    DANIELLE APRIL

    Pour son exposition d’œuvres récentes intitulée Domus et présentée à la galerie Estampe Plus. Cette série de montages photographiques réunissait les images d’éléments architecturaux et celles de paysages dans une sorte de construction onirique. De fait, ces audacieux assemblages, rappelant au passage la collection d’insectes ou de papillons avec leur épinglage et leur boîtier, s’offrait telle une poésie du logis.

    Danielle April est une artiste dont le talent et l’intelligence s’expriment et s’extériorisent dans de multiples disciplines. Tout ce qu’elle touche devient œuvre d’art. Depuis vingt ans, quelques dizaines d’expositions individuelles et collectives en témoignent alors que de nombreux édifices publics, écoles, bibliothèques ou hôpitaux arborent fièrement les œuvres qu’elle y a intégrées. De plus, de nombreuses collections publiques et privées importantes se sont enrichies en qualité par l’apport de ses œuvres, au Québec et au Canada. Et pourtant, le travail de Danielle April ne s’arrête pas là. En effet, peu d’artistes ont mis et mettent autant d’effort et de courage à défendre la cause de l’art et les intérêts des artistes en arts visuels, que ce soit au sein du RAAV ( le regroupement des artistes en arts visuels du Québec ) dont elle est présidente, de la Sodart ( société de droits d’auteur en arts visuels ) qu’elle préside également, ou des nombreux comités auxquels elle a généreusement contribué à ce jour. Danielle April, une artiste exceptionnelle à l’engagement exemplaire.

    Danielle April vit et travaille à Québec.

    Bourse

    500 $ remis par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

    Étaient aussi en nomination

    Paul Lacroix pour l’exposition Paul Lacroix : œuvres sur papier 1975-1998 offerte par le Musée national des beaux-arts du Québec, qui présentait les productions récentes et antérieures de l’artiste dans un clin d’œil rétrospectif. Attentif aux moindres développements de l’art, sous quelque forme que ce soit, le travail de Paul Lacroix emprunte ici les chemins de la forme dessinée sans toutefois ne jamais s’écarter de sa véritable voie : la créativité à l’état pur.

    Richard Mill pour ses œuvres récentes exposée à l’annexe de la Galerie Madeleine Lacerte. Elles comptaient non seulement des œuvres peintes où lignes et couleurs confirment la gestualité du peintre, mais également des structures de bois s’inscrivant dans un agile système de diagonales. De la construction de l’image, l’artiste est passé avec adresse à la construction de la forme en trois dimensions, sortant audacieusement du cadre établi.


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    6e ÉDITION ( 1998-1999 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    CLAUDIE GAGNON

    Elle a concocté l’installation Le plein d’ordinaire et l’a présentée dans son appartement. L’œuvre, une représentation de la société de spectacle, est devenue un véritable événement festif digne d’elle. Il suffisait de nous laisser guider par la structure de l’appartement où chacune des pièces, ostentatoires et somptueuses, constituait un véritable cabinet de curiosités ou, comme on le nommait autrefois, une chambre d’art et de merveilles.

    Bourse

    500 $ remis par la Mutuelle SSQ-Vie

    Étaient aussi en nomination

    Florent Cousineau pour ses installations Déplacements obscurs et Le dialogue des anges présentées à la Chambre blanche. Florent Cousineau y témoignait de préoccupations environnementales. Les matiéres utilisées, naturelles ou construites, étaient assemblées de façon à créer une expérience rituelle pour le regardeur. Que ce soit par la présence du feu ou l’utilisation particulière de l’espace, il nous laissait suspendus et disponibles à une expérience onirique.

    Ivan Binet pour l’exposition Paysage sans fin présentée à la galerie du centre Vu. Il s’agissait d’une production récente où était utilisés appareil panoramique et traitement informatique. À la manière de triptyques, ces photographies de paysages indéterminés s’imposaient comme autant de constructions fictives semblant se dérouler dans un voyage sans fin à travers les saisons et les buissons au-dessus des coteaux, au bord de l’eau et sur les plaines.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    DAVID NAYLOR

    Pour son exposition intitulée La nuit. Par la juxtaposition de matériaux lourds et imposants, les œuvres présentées à la petite galerie de l’Œil de Poisson, et son exposition Malentendu à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, ont su donner aux lieux toute la dimension formelle liée aux principaux enjeux du traitement de l’espace en sculpture contemporaine. Cette savante simplicité convenait parfaitement à l’endroit où les références aux usages conformes des matériaux et des dispositions de l’objet étaient mis en déroute par une approche des plus actuelles.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Paul Béliveau pour l’exposition Les régénérescences, présentée à la galerie Estampe Plus. L’exposition était formulée à la manière d’un élève du photographe allemand Karl Blossfeldt mort en 1932. Paul Béliveau nous livrait une série de dessins relatant l’histoire d’une nature en partie détruite mais régénérée par lui, comme si elle avait toujours existée, à partir d’œuvres réinventées, voire elles aussi régénérées, de façon inventive, dans un traitement intimement baroque.

    Diane Landry pour l’installation L’étreinte atroce présentée à la Chambre blanche, dans le cadre de l’événement Trois Fois Trois Paysages organisé par la galerie du centre Vu. Cet assemblage d’objets tronqués était construit tel un composite de traîneaux, de chaise haute ou de berceuse, sur fond de transparents photographiques représentant des paysages urbains. Le tout, branché sur un système MIDI régissant le mouvement, réussissait fort bien à nous rappeler le corps absent.


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    5e ÉDITION ( 1997-1998 )


    PRIX RÉVÉLATION

    LAURÉATS EX AEQUO : NATALIE ROY ET PAUL BÉLIVEAU

    NATALIE ROY

    Pour son exposition Nuits d’anémone ( des millions d’étoiles et l’épaisseur d’un cheveu ) à l’Œil de Poisson. Natalie Roy travaille à partir du sens matériel. Sa pratique tente de faire apparaître cette distance entre l’état originel des choses et leur espace poétique. Ainsi, ses projets rassemblent puis pervertissent des objets puisés dans la réalité de tous les jours.

    NataIie Roy vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l'université d'Aix-Marseille I. Au cours des dernières années, elle a présenté plusieurs expositions au Québec et en France. Outre la réalisation d'un projet d'intégration de l'art à l'architecture dans la région de Québec, elle a également présenté cet automne une installation au Musée d'art contemporain de Montréal dans le cadre de l'événement De foudre et de passion.


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    PAUL BÉLIVEAU

    Pour ses deux projets d'intégration de l'art à l'architecture, soit Les déplacements périphériques à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec et Lux aeterna é l'édifice de la caserne Dalhousie à Québec.

    Paul Béliveau travaille depuis plus de vingt ans à Québec. Après avoir exploré la gravure et le dessin, il se consacre entièrement à la peinture avec la production des séries Ronde de nuit et Fragments de nuit en 1986. Enfin, la série Les apparences présentée en 1992 a fait la tournée pendant quatre ans dans différents centres d'exposition du Québec et de l'Ontario. Depuis 1984, il a en outre conçu et réalisé une quinzaine d'œuvres d'art intégrées à l'architecture, dont celle exposée dans le hall d'entrée du Conseil des arts et des lettres du Québec. Sa production actuelle est pluridisciplinaire et allie les techniques artistiques traditionnelles à des technologies de pointe. Les œuvres de Paul Béliveau font partie de nombreuses collections publiques et privées au Québec et à l'étranger.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Diane Landry pour son exposition Humeur à patiner présentée chez Obscure. Des objets côtoyés quotidiennement génèrent les projets que réalise Diane Landry. Elle ne cherche pas à dissimuler l’origine de ces objets, mais plutôt à leur offrir une nouvelle résonance par une perversion de leur fonction d’origine et aussi par la déformation de leur échelle établie. Par exemple : elle transforme une table-tournante pour disque vinyle en carrousel pour patin à glace ou encore elle convertit une bouilloire électrique en chapeau-horloge pour performance. Elle essaie d’occuper le plus d’espace possible avec le moins de choses possibles.

    Joanne Tremblay pour son exposition ETITNEDI présentée à la galerie du centre Vu. Elle y traite de l’identité de sa fille en explorant les avenues métaphysiques et psychologiques des liens qui peuvent exister entre une mére et sa fille.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    MARCEL JEAN

    Pour son exposition de peintures présentées à la Galerie Madeleine Lacerte.

    Marcel Jean œuvre depuis plus de quarante ans à travers les pratiques de la peinture, de la sculpture et du dessin. Il dit de son travail qu'il « se développe à partir d'une réflexion philosophique qui pense l'art essentiellement, hors des cadres stylistiques ». Ni abstrait, ni représentatif au sens de l'histoire, il définit son travail en regard de son histoire propre, c'est-à-dire par le comment elle engage une action, un faire. Marcel Jean se consacre à l'enseignement depuis 1964.

    Depuis 1966, il expose au Québec, au Canada et en Europe. Il a conçu et réalisé plusieurs projets d'intégration de l'art à l'architecture et ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Lucienne Cornet pour son projet d’intégration de l’art à l’architecture au Centre des Congrès, Le Quatuor d’airain. Sorties de la forêt toute proche, voici que bondissent sur le béton de la ville quatre bêtes sauvages que croisent les piétons se rendant au Centre des Congrès. Cette œuvre récemment ancrée dans la cité symbolise, en quelque sorte, le lien dynamique que l’artiste aime entretenir avec le public. En effet, le défi posé par l’œuvre intégrée lui permet de sortir de l’atelier pour mettre à l’épreuve la singularité de sa recherche, en dehors du milieu des galeries et des musées.

    Michel Parent pour son exposition Avec textes présentée à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval. Il nous livre en quelques mots son attitude face à la création artistique : « Inventer dans l’inquiétude des vocabulaires d’images et croire humblement que ces images donneront à l’autre, dans le plaisir de l’instant, quelques moments d’oubli. L’effort d’acquisition d’un vocabulaire juste est grand; cependant, les résultats en sont toujours incertains. La pratique de l’art, c’est à la fois modeste et fou ».

    René Taillefer pour son projet d’intégration de l’art à l’architecture aux pavillons Alphonse-Desjardins et Maurice-Pollack à l’Université Laval. À son retour d’un long séjour en Afrique, il a commencé à concevoir et réaliser des sculptures qui sont le plus souvent un prolongement d’environnements naturels ou architecturaux. Ses œuvres appartiennent davantage au paysage qu’aux espaces conventionnels d’exposition.


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    4e ÉDITION ( 1996-1997 )


    PRIX ÉVÉNEMENT

    PATRICK ALTMAN

    Son installation photographique consacrée aux Œuvres oubliées a fait revivre les fragments de 200 œuvres provenant de la réserve du Musée national des beaux-arts du Québec, où Patrick Altman occupe le poste de photographe en chef. Tel un collectionneur, il en a tiré 1600 photographies dans des tons de gris dégradés, à la façon d’une mémoire qui s’estompe. Un heureux mariage de minimalisme et de poésie. Son travail, construit autour de corpus ( collection de Musées, archives familiales, etc. ) questionne souvent la conservation ou l’oubli de ces images.

    Patrick Altman expose au Québec et à l’étranger. Il est membre fondateur de la revue Inter de Québec et président du conseil d’administration du centre Vu.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Karole Biron pour son installation intitulée Territoire d’objets présentée à la galerie du centre Vu. Elle s’impose par le regard neuf qu’elle porte sur l’univers qui nous entoure. Elle aime établir des dialogues entre la photographie, la sculpture et l’espace sculptural. Le territoire qu’elle nous proposait de parcourir était formé de 700 plaques de béton mobiles supportant deux pièces de mobilier donnant sur des photographies d’objets et de lieux. Son installation est reconnue comme une œuvre forte.

    Sylvie Bussières pour l’exposition Objets divers présentée à la Chambre Blanche dans le cadre d’une résidence de deux semaines. Constituées d’objets trouvés et récupérés, ses œuvres illustrent les principes qui s’inscrivent dans la nature et s’ouvrent sur d’autres significations permettant des associations évocatrices et ambiguës. Ses sculptures, essentiellement éphémères, sont chargées de poésie et invitent à la réflexion.

    Jacques Samson pour ses Sculptures récentes présentées à l’Œil de Poisson. Ses formes gigantesques à caractère hybride inspirées du règne végétal établissent une relation à la fois physique et conceptuelle. Les matériaux utilisés conservent leurs propriétés respectives et dépassent leurs limites. Ces sculptures ludiques mettent en œuvre une dynamique qui incite le spectateur à prolonger ce monde en croissance.


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    PRIX RECONNAISSANCE

    MARCEL MAROIS

    Son exposition Atmosphère de la mémoire, présentée à la Galerie Madeleine Lacerte, donnait à voir un nouvel espace pictural dans l’art textile. Marcel Marois y renouvelait la tradition de la tapisserie. Dans son processus de création, il allie les grains colorés du tissage avec le grain d’images photocopiées provenant de coupures de presse auxquelles il juxtapose des bribes de textes à peine lisibles. Il puise à même ces informations et y inscrit la notion de la conscience et du temps. Selon Marcel Marois, « faire de la tapisserie aujourd’hui, c’est aussi conserver la trace du passé dans le présent, et inscrire l’éphémère dans la permanence du tissage ».

    Marcel Marois jouit d’une reconnaissance internationale. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées, dont celle du Minneapolis Institute of Arts, aux États-Unis.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Était aussi en nomination

    Richard Baillargeon pour son exposition à la Chambre Blanche, sorte de parcours initiatique intitulé : Champs / la mer ( suite d’images photographiques accompagnées de phrases énigmatiques ) ; Du plus loin : l’onde ( film opposant la montagne et la mer ). Richard Baillargeon interroge, comme il dit, les états du regard : « Regard qui se porte sur ce qui est au loin, mais regard qui se tourne vers ce qui est près de soi, proche, ici, là ». Il nous parle de regard-image, regard-parcours, regard-temps, regard-retour qui est tout cela à la fois : sujet, horizon, marge et plus encore.


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    3e ÉDITION ( 1995-1996 )


    RICHARD MILL

    Pour sa suite de grands tableaux réalisée au cours des deux dernières années, qui a été présentée à la Galerie Madeleine Lacerte. Les grands formats qu’il utilise jouent un rôle capital sur les sens et sur la perception. Ils confrontent le spectateur à un objet réel qui déploie sa propre présence dans l’espace et dégage sa propre énergie. Ses œuvres suggèrent des structures faites d’accumulations de gestes réguliers. Les jaillissements et les foisonnements de couleurs côtoient les aplats et le dépouillement sur la même surface. Des relations s’établissent et un équilibre se maintient entre les qualités formelles et le rendu expressif.

    Peintre et professeur à l’Université Laval depuis 1973, Richard Mill compte plus d’une quarantaine d’expositions individuelles dans des galeries et musées au Québec, notamment au Musée d’art contemporain et au Musée national des beaux-arts du Québec. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées au Canada.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Aline Martineau pour son installation sculpturale intitulée Chanson de geste, présentée au Palais Montcalm. Maîtrise et sensibilité se dégagent de ce conte fabuleux portant sur l’amour, le désir et le passage de l’enfance à l’âge adulte. Avec la matière, l’espace et la lumière, elle donne forme, à sa façon, aux histoires qu’elle invente et qui nous transportent ailleurs, tout en laissant une grande part à l’interprétation.

    Bill Vincent pour son exposition intitulée Sculptures et gravures, présentée chez Engramme, où il est chef d’atelier, au sein de la coopérative Méduse. Ce doublé annonçant un retour aux sources porte les stigmates de ses recherches antérieures. Ses expositions sont habitées par une sculpture imposante dont la vocation est d’entretenir des liens formels avec les œuvres picturales. La gravure revient en force, l’approche est plus abstraite et dépasse la tradition.


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    2e ÉDITION ( 1994-1995 )


    LAURÉAT MAROIS

    Pour son exposition à la Galerie Madeleine Lacerte en juin 1994. Sous le titre d’Œuvres récentes, il présente dans une variété de médiums, qu’il maîtrise d’ailleurs à merveille, une série d’œuvres qui sont la résultante d’un important cheminement. Peinture, techniques d’estampes, collages, dessins aux mixtes-médias et gouaches s’allient au discours de l’artiste pour présenter ses thèmes privilégiés, les fleurs et les arbres.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Lucienne Cornet pour son exposition présentée à la Galerie Madeleine Lacerte en septembre 1993. Sous le titre de Rivage et La Mer-incantation chant, elle présente des peintures et des sculptures où les compositions exhibent des formes organiques. L’enchevêtrement de masses et de lignes vibrantes livre le monde intérieur. C’est un rappel de la mer qui fait aussi penser à l’autre, la mère dans toute sa nature métaphorique.

    Marcel Jean Pour son exposition à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval en février 1993, intitulée Horizons. Le jury de Videre a retenu la souplesse du geste et l’occupation judicieuse du champ pictural de ses quatre peintures de grand format. Marcel Jean, tout au long de sa production, depuis 1966, n’a jamais suivi de sentiers battus. Guidées davantage par l’intuition, ses œuvres expriment par la couleur et la gestualité une recherche qui demande au regardeur de renoncer aux principes connus de la peinture et de la sculpture.


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    1RE ÉDITION ( 1993-1994 )


    PAUL BÉLIVEAU

    Pour la série d’œuvres intitulée « Les Apparences », exposée à l’automne précédent, simultanément à Québec, à la galerie Estampe Plus, à Toronto, Montréal, Ottawa et Trois-Rivières. Paul Béliveau y développe une peinture-sculpture monumentale, en progression.

    À l’instar d’un long et passionnant voyage, il nous fait traverser la fragile barrière du temps en nous mettant en contact avec des acteurs privilégiés et identifiables de l’histoire des arts, ainsi que des figures anonymes.

    Né en 1954, Paul Béliveau a obtenu son baccalauréat en arts visuels en 1977 à l'Université Laval. Plusieurs fois boursier, Paul Béliveau mène une carrière originale et dynamique : il cumule plus d'une cinquantaine d'expositions solo à travers le Canada. Son œuvre témoigne à la fois de la cohérence profonde et de l’intransigeance d’une écriture picturale cultivée, à travers laquelle l’artiste s’approprie des éléments empruntés à un fonds culturel universel très riche et à son histoire personnelle. Le travail de Béliveau pourrait se caractériser par un dialogue dynamique entre le dessin et la peinture, entre la figuration et la libre expression plastique, entre le temps passé et le temps plus immédiat de l’acte de peindre, entre l’imaginaire, la mémoire et la réalité.

    Bourse

    500 $ remis par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

    Étaient aussi en nomination

    Christian Noreau pour sa sculpture monumentale intitulée Le Don présentée à l’Œil de Poisson. Constituée de deux mains énormes fabriquées à l’aide d’objets et de matériaux récupérés, accumulés et articulés, cette sculpture évoque le célèbre geste peint par Michel-Ange au plafond de la Sixtine et montrant la création de l’homme.

    Joanne Tremblay pour son récent travail Carnet Photographique présenté à la galerie du centre Vu, à Québec, en février 1993, qui combine des photographies de très grand format. Son aventure photographique originale est fondée sur une solide connaissance transcendée par une recherche et une exploration soutenues, qui mettent à l’épreuve la pratique même de cette discipline.


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