artistes
Expo centrale
aux FaÇades de la gare

Heures d’ouverture de l’exposition centrale aux Façades de la Gare
Lundi au dimanche : 12 h à 17 h • Jeudi et vendredi : 12 h à 19 h

Droits d’entrée (médaille), exposition centrale aux Façades de la Gare
Tarif régulier : 5 $ • Tarif étudiant : 2 $
Enfants de 12 ans et moins (accompagnés d’un adulte) : gratuit
* Sur présentation de la médaille, vous pourrez bénéficier de réductions
sur le prix d’entrée chez certains collaborateurs.


  Roadkill Coat, 2000
Art Orienté Objet (France)

Les œuvres de ce duo (Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin) ont pour source d’inspiration les comportements souvent ingrats que nous cultivons vis-à-vis notre environnement. Avec Roadkill Coat, il s’agit d’une récolte d’animaux victimes de la circulation routière dont la fourrure devait servir à confectionner un manteau. Une vidéo témoigne du processus de sa réalisation.

 

Monument à la prostituée inconnue, 2005
(intervention extérieure, lieu à déterminer)
Christian Barré (Montréal, Québec)

Fidèle à l’esprit des projets de l’artiste, qui s’intéresse fréquemment au marginal ou à la personne ordinaire, ce Monument célèbre moins une figure héroïque consensuelle qu’il n’incite à la discussion, voire à la controverse. S’il dédaigne toute verticalité triomphale, il suggère pourtant par sa forme même la perpétuité « le cercle vicieux ? » du « plus vieux métier du monde ».

 

Montrer ses trophées, 2005
Rapide et dangereux, 2005
(actions itinérantes dans la ville du
1er au 15 mai 2005)
BGL (Québec, Québec)

Le collectif BGL (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère, Nicolas Laverdière) se plaît à jeter un regard loufoque sur plusieurs agissements de nos contemporains, comme la prétention de certains hommes à exhiber avec fierté leurs exploits. Les déambulations urbaines d’un gros orignal mâle ainsi que d’une flamboyante moto sport seront l’occasion de s’en délecter.

 

Credo, 1992 / 2005
(Centre des congrès de Québec)
Dominique Blain (Montréal, Québec)

Les œuvres de Dominique Blain métaphorisent avec concision les multiples conflits et injustices affligeant le monde contemporain. Dans l’installation qu’elle réactualise ici, un ventilateur fait s’agiter un drapeau blanc arborant le mot Credo, suggérant peut-être le pouvoir menaçant qu’acquiert toute idéologie lorsqu’elle est portée par une adhésion sans réserve.

 

Réparations - Une participation volontaire à la propreté de la ville de Paris, 2004
Michel de Broin (Montréal, Québec)

L’action, documentée sur vidéo, consiste à récupérer des bouteilles de boissons gazeuses usagées et trouvées au hasard d’une promenade dans Paris. À l’aide d’un engin balistique « low tech », formé d’une pompe à air, elles seront transformées en fusées et propulsées très haut dans le ciel, provoquant simultanément chez les passants la crainte et le soulagement.

 

Succomber à la mousse, 2003
Andreas Dobler (Suisse)

Conçus pour protéger les appareils électroniques, les emballages en polystyrène laissés à eux-mêmes se métamorphosent en de simples moules, inutiles et encombrants. Mais, sous le pinceau de cet artiste, ce matériau banal et trivial rejoint un univers formé d’éléments hétéroclites aux accents légèrement surnaturels.

 

Mauvais plis, 2005
Patrice Duchesne (Saguenay, Québec)

Dans Mauvais plis, des photographies de personnalités politiques tirées des médias sont pliées par l’artiste de manière à rendre monstrueuses et risibles leurs physionomies familières. Aussi élémentaire qu’efficace, le procédé paraît une réponse créative du citoyen à la diffusion pléthorique d’images dont l’assaillent les médias : il nous redonne à tout le moins le pouvoir d’en rire.

 

La Séance, 2004
Patrice Duhamel (Montréal, Québec)

Par ses vidéos, l’artiste met en scène des situations où se produisent des «incidents socio-affectifs» causés par des ratés relationnels. Dans La Séance, quatre figurants se retrouvent dans un espace clos, ne sachant quoi faire. Pour tromper l’ennui, ils se mettent à démolir le décor dans lequel ils sont confinés. À moins d’y être forcé, personne ne s’embête à vivre entre quatre murs.

 

Célébration de l’art impact, 2002
Daniel Erban (Montréal, Québec)

Frustes et véhéments, les dessins de Daniel Erban s’imposent par leur format et leur facture crue. Tout en rappelant l’expressionnisme, ils parlent de la réalité sociale ou politique la plus actuelle; Célébration de l’art impact s’inspire de la condamnation d’une Nigérianne à la lapidation en 2002 par un tribunal islamique régi par la charia.

 

Percer le jour, 2005
(entrée du mail Centre-Ville,
rue Saint-Dominique)
Caroline Gagné (Québec, Québec)

S’intéressant aux infimes anomalies qui perturbent les systèmes régissant notre existence, Caroline Gagné percera un trou muni d’un nichoir au-dessus d’une porte du mail Centre-Ville – comme pour inviter les oiseaux à y entrer. Mais il faudra prêter l’oreille pour comprendre que l’intervention est d’abord une incitation à réfléchir aux phénomènes d’impasse et d’accès, tels que pose la revitalisation du quartier Saint-Roch.

 

Me suis-tu ?, 2005
Guy Giard (Montréal, Québec)

Composées de moniteurs installés sur des podiums, cinq bandes vidéo diffusent en boucle autant d’attitudes qui définissent des clichés personnifiant certains rapports que nous entretenons avec autrui, mais rarement avec soi-même. Ces diverses caricatures sont produites de façon à ce que le spectateur se sente directement interpellé.

 

Des regards neufs à travers de vieux trous, 2005
Guylaine Coderre et Charles Guilbert (Montréal, Québec)

Venant de l’écriture, de la musique et des arts visuels, Coderre et Guilbert mettent en « chansons miniatures » des aphorismes de l’écrivain allemand Lichtenberg (1742-1799), auteur du célèbre « couteau sans lame auquel manque le manche ». Hommage ludique, leur installation vidéo nous donne à entendre de façon inédite l’humour pince-sans-rire de ces maximes
lapidaires.

 

Détritus, 2001 à aujourd’hui
Louis Joncas (Montréal, Québec)

Depuis plusieurs années, la photographie de Joncas revisite la nature morte à travers les produits de consommation de la vie courante. À la fois autoportrait et archéologie du présent, Détritus est une série réalisée à partir du contenu des poubelles domestiques de l’artiste : pelures, emballages d’aliments ou cendres de cigarettes rappellent l’éphémérité de la vie de façon cruellement littérale.

 

 

 

We Have a Special Plan for this World, 2004
International Virologie Numismatique (Montréal, Québec)

En faisant du papier monnaie son « objet dard », l’International Virologie Numismatique (IVN) s’intéresse par essence à l’économie. Et c’est pour questionner dans le contexte de la mondialisation sa teneur libérale que les actions « sémio-terroristes » d’IVN tentent de maintenir vivante l’idée de la révolution. Suite à une performance, l’installation mettra en place des éléments pouvant donner des pistes de réflexions sur les possibilités d’orgasmes civiques.

 

Homochromies, 2003
Laurent La Gamba (France)

Les photographies de Laurent La Gamba sont des métaphores de l’intégration de l’individu à son milieu. Ces Homochromies appliquent à l’univers social la stratégie animale du mimétisme; illustrant littéralement l’expression « se fondre dans le décor », elles suggèrent la pression du conformisme mais aussi le fantasme d’une assimilation totale de l’individu au fonctionnement social.

 

Apparitions: Produits remboursés, 2004
Matthieu Laurette (France)

Matthieu Laurette crée son œuvre au sein même des structures sociales. Profitant des offres de remboursement accompagnant nombre de produits de consommation en France, il parvient par exemple à vivre presque gratuitement durant plusieurs années, faisant de cette tactique de survie au moindre coût un habile détournement du marché, comme en témoignent les coupures de presse ici rassemblées.

 

Despots in Technicolor, 2005
Georges Le Chevallier (États-Unis)

De manière à soulever un paradoxe, cet artiste états-unien, originaire de Porto Rico, commémore, grâce à une murale composée de multiples formes aux couleurs vives, les trop nombreux dictateurs qui ont marqué l’histoire de l’humanité en massacrant leurs peuples, mais qui, du même coup, ont donné le courage à certains de se rebeller afin de recouvrer leurs dignités.

 

Pour une incontinence artistique, 2005
Chloé Lefebvre (Montréal, Québec)

Avec cet empilement de circulaires sur lesquelles sont imprimées des couches hygiéniques, l’artiste s’interroge sur l’activité créatrice. Si l’on est artiste parce que l’on peut en faire, voilà une façon plutôt audacieuse d’inviter le public à se mesurer au monde de l’art. Son message ? À chacun de laisser sa trace.


 

Dear PM, 2001 à aujourd’hui
Chris Lloyd (Montréal/Halifax)

Chaque jour, depuis 2001, Chris Lloyd écrit au Premier ministre canadien, et lui raconte son existence quotidienne. En s’adressant de façon personnelle à un personnage public, Lloyd pose un geste à la fois audacieux, excentrique et banal. Un livre présente la totalité de cette correspondance, à laquelle s’ajouteront les courriels quotidiens envoyés durant l’événement.

   

Inner Sanctum. The Pope and his Bankers
1959-1982, 1996

Mark Lombardi (États-Unis)

Ce dessin fait partie des Narrative Structures, série d’organigrammes qui a fait connaître Lombardi avant son décès en 2000. En schématisant les liens et transactions entre dirigeants politiques, grandes entreprises ou firmes comptables autour d’intérêts louches, ces œuvres pourtant plaisantes à l’œil sont d’éloquents réquisitoires contre la collusion entre pouvoir et capital qui hante la politique internationale.


 

La Ville, 2005
Aline Martineau (Québec, Québec)

Dans La Ville, de simples sacs posés au sol se métamorphosent en une ville dans laquelle les spectateurs peuvent circuler. Tout en évoquant le lieu d’exercice de la pensée cynique – la cité –, l’installation est un assemblage explicitement précaire, qui assume la modestie de son matériau.

 

Stand by your Guns, 2004
Things are Okay, 2002
Ivy League, 2002

Jillian Mcdonald (Canada/États-Unis)

La Canadienne Jillian Macdonald présente trois vidéos interactives de son site web : Things are Okay, Stand by your Guns et Ivy League. Parodies irrévérencieuses d’archétypes de la mentalité américaine, ces pièces raillent la dérive vers la droite de la société américaine et le renforcement des mesures de contrôle consécutif au 11 septembre.

 

Aquarelles 1995, 1995-1997, 1998-2000
Philippe Meste (France)

L’assaut et le jet, motifs récurrents par lesquels Meste réfléchit sur l’agression qui hante de multiples façons notre époque, sont avec la série des Aquarelles transposés dans la pornographie implicite de la publicité. En maculant de taches de sperme des pages de magazines, l’artiste semble déparer l’image publicitaire, mais il accuse aussi de la façon la plus crue son irrésistible pouvoir de séduction.

 

Affranchir suffisamment, 2005
(action itinérante du 19 au 26 mai)
Jean-François Prost et Marie-Suzanne Désilets (Montréal, Québec)

Soyez attentifs : du 19 au 26 mai, d’étranges ballons de fête devraient apparaître ici et là dans la ville. Porteurs de messages, laissés tels d’énigmatiques présents par Prost et Désilets au fil de leurs excursions dans l’espace urbain, ils seront autant d’invites à méditer nos comportements et notre rapport à la ville.

 

La bibliothèque d’activité rhizomatique, 2005
Lucy Pullen (Victoria, Canada)

Depuis quelques années, Lucy Pullen recouvre des objets d’un matériau réfléchissant pour exploiter les propriétés lumineuses qu’ils acquièrent alors. Sa série photographique montre des jaquettes conçues pour des livres de particuliers, illuminés par le flash dans leurs bibliothèques respectives – comme si chaque livre répandait métaphoriquement la « lumière » dont il est dépositaire.

 

De l’ordre dans les étoiles
(grand ciel canadien), 2005
Rafael Sottolichio (Montréal, Québec)

Avec cette installation de peinture sur papier, Sottolichio s’inquiète de l’évolution de l’idée de paysage surtout lorsque celle-ci est confrontée aux utopies de la modernité. Si la conquête de l’espace a pu passer jadis pour une belle aventure, elle coïncide désormais avec une volonté de contrôle qui inclut le monde des affaires.

 

Patou contre la main couleur peau, 2005
Henriette Valium (Montréal, Québec)

Connu dans le monde de la BD sous le pseudonyme de Valium, Patrick Henley met en scène, dans un langage irrévérencieux et drôlement déformé, un univers qui explore à l’extrême une vision complètement débridée, voire psychédélique, dans laquelle le corps est soumis à tous les excès. Pas étonnant alors que la religion et les bonnes mœurs y soient souverainement parodiées. Certaines œuvres seront présentées à l’intérieur de l’exposition centrale, d’autres à la Galerie Rouje.

 

 

 

Le panier, 2005
Giorgia Volpe (Québec, Québec)

Construction accumulative typique de l’art de Volpe,
Le Panier est une structure pénétrable fabriquée comme une vannerie à partir d’affiches électorales récupérées. Visages, slogans et couleurs partisanes s’entretissent pour former les parois multicolores de ce panier – ces publicités rivales collaborant malgré elles pour aménager un lieu commun, métaphore critique et conviviale à la fois du politique.

 

Public Fantasies/Private Domain, 2001
Nick Waplington (Royaume-Uni)

Vengeances à la carte pour amants éconduits ou « amis de couleur » loués pour bien paraître lors d’événements mondains, il n’y a pas de vice ou de désir que ne peuvent satisfaire les entreprises imaginées par le photographe britannique dans cette série. Ces pages d’accueil heureusement factices tracent un constat dévastateur des travers contemporains.

 

 

If a tree falls in the forest, and no one is there to hear it, does it make a sound ?, 2005
We are not Speedy Gonzalez (Montréal, Québec)

Depuis 2001, WANSG s’adonne à la chute impromptue comme un médium artistique à part entière. Forme d’intervention urbaine et chorégraphie instantanée, chaque chute revendique le droit du corps à s’abandonner à la gravité. Pendant la Manif, ils tomberont un peu partout dans Québec, leur installation retransmettant en direct le bruit de leurs chutes.